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L'eïnothérapie, c'est quoi ? 

Plusieurs principes régissent l'eïnothérapie :

La méthode se préoccupe de réparer la personne (plutôt que de créer le personnage que l'on voudrait être).

il s'agit d'enlever la peur d'être méchant pour redevenir naturellement gentil et non pas rester gentil par peur d'être méchant et donc de rester sous tension.

Cette méthode tient compte des neurones miroirs.

Denise Pion :

L’eïnothérapie est une nouvelle thérapie utilisant l’hypnose dont le but est de libérer l’individu des blocages internes pour enfin être soi-même, et bien dans sa peau.

Nous ne décidons en fait pas souvent de nos actes. Le cerveau déclenche des comportements selon des programmes accumulés au fil du temps. Lorsqu’une information est interprétée comme un danger par notre cerveau, un signal de peur ou de culpabilité est envoyé dans le corps. C’est ce que l’on appelle le mal-être.

Chaque signal (ou programme) du cerveau a son équivalent, sa réciproque dans le corps sous forme de tensions.

La force de l’Eïnothérapie est de pouvoir travailler sur une tension corporelle (donc psychique) sans avoir forcément besoin de connaître l’origine de cette tension.

En pratique, l’hypnose sera utilisée comme un outil pour “assouplir” le cerveau, pour pouvoir accéder des peurs qui sont en temps normal trop verrouillées.

Le principe est d’activer le programme inadéquat, que l’on souhaite supprimer. Le signal de danger est envoyé, le corps réagit et rien ne se passe. Le cerveau constate que son signal de danger est inutile : il l’efface.

Cela paraît simple, et ça l’est. Le plus délicat étant d’atteindre les programmes du cerveau, car leur accès est parfois bien protégé – par le cerveau lui-même ! Le rôle de l’eïnothérapeute sera justement d’accompagner la personne, par sa qualité de présence notamment, et de créer l’environnement favorable au lâcher-prise.

Le point fondamental de cette pratique est de laisser faire le corps, de le laisser s’adapter par lui-même à son environnement (au sens large, c’est-à-dire à sa vie telle qu’elle est à cet instant-là).

Ensuite, le travail consiste à « ne rien faire »: lorsqu’on arrive à stopper momentanément ce qui bloque dans le corps, alors le corps sait résoudre tout seul tous ses problèmes.

Parce que les autres hypnoses sont une « réparation », une « amélioration » du comportement, celle-ci est une libération de l’être.

Les résultats obtenus ne sont pas les mêmes qu’avec la forme classique de l’hypnose. La véritable particularité est d’enlever ce qui bloque, au lieu de réparer ce qui dysfonctionne. Autrement dit, on ne s’attache pas, en premier lieu, à améliorer le symptôme ni à lui donner un sens: la disparition du symptôme sera une conséquence de la libération et de la transformation générale.

Un exemple : une personne manque de confiance en elle. En hypnose classique, on va demander à l’inconscient de trouver des ressources pour augmenter cette confiance, retrouver des souvenirs où on a réussi, où les autres ont été fiers de nous, où nous étions beau, etc. Augmenter le positif. En eïnothérapie, on va chercher quelle est la peur ou la croyance sous-jacente qui fait que la personne a peur de sa spontanéité, quelles sont les tensions dans le corps qui gênent ce mouvement de spontanéité vers les autres. Le corps trouve et répare, laisse circuler ce qui était bloqué, et la peur a disparu. La personne retrouve sa spontanéité, donc est à l’aise en public, ce que l’on appelle « confiance en soi ». La guérison ou disparition du symptôme est la conséquence.

Lorsque les peurs et culpabilités sont effacées, le corps retrouve un nouvel équilibre et une nouvelle façon de fonctionner. Cela n’est pas temporaire (contrairement aux « augmentations du positif » comme dans les hypnothérapies classiques), mais c’est un changement définitif.

A l’opposé des techniques d’hypnose classique, ce nouveau concept s’intéresse à l’origine des troubles ou des blocages au lieu de traiter tout simplement le symptôme. Autrement dit, l’eïnothérapie permet au patient de résoudre définitivement son problème.

Extrait du site internet de Bernard Sensfelder à l'origine de cette méthode :

 

« L’eïnothérapie est une Hypnose continuant l’approche de François Roustang. Il s’agit de laisser l’environnement enlever les blocages qui créent le mal être, qu’ils soient liés à une image de soi, un traumatisme, une tension dans le corps, etc. Cette hypnose repose sur « ne faites rien », « se laisser installer confortablement dans… » ou encore « laissez le corps faire ». Ici, nous n’aidons pas la personne à devenir qui elle souhaite, mais nous créons les conditions pour qu’elle devienne qui elle est. A la demande de F.Roustang, et m’appuyant sur les neurosciences et le Zen, j’ai creusé ce sillon, ai développé mes propres techniques et développe mon approche. Je vous en souhaite une bonne découverte… »

« Eïnothérapie vient de « eïnaï » signifiant « être » en grec, et de « thérapie » pour « prendre soin ». (le terme « thérapie » employé seul est un terme régit par la loi. Nous l’utilisons ici accolé et dans le sens de prendre-soin. Étymologiquement, le terme thérapie est issu de therápôn « serviteur », nous nous inscrivons dans cette lignée ). A partir de là il est aisé de partir sur du prendre soin pour l’être ou par l’être… D’être et non de faire. En effet, il s’agit de se laisser faire, de permettre à l’être de re-devenir le moteur du faire. »

 

Bernard Sensfelder (Pour en savoir plus, voir Bibliographie)

Ou le site du créateur de cette méthde : https://www.bsensfelder.com/

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